Soeur Gisele Boily

 

 

L’Éternel est mon rocher, ma forteresse, mon libérateur (2 Samuel 22-2)

Notre sœur Gisèle Boily vient d’être accueillie dans les bras de notre Père très aimant.  Ce Père qu’elle a toujours considéré comme son rocher, sa forteresse.

Femme simple, humble, toute de bonté, de douceur, compatissante devant la misère de toutes sortes.  Pleine de reconnaissance pour le moindre service reçu. Voilà l’image qu’elle projetait.

Fragile de santé, Gisèle a connu la souffrance, l’angoisse et le sentiment d’être inutile.  Avec un cœur malade, ses projets ont été souvent compromis. À pas lents, appuyée sur une canne, elle vaquait à mille petits services. Elle semble avoir mis en application cette maxime des moines de Tibhirine : « Les fleurs ne changent pas de place pour chercher les rayons du soleil ; Dieu prend soin de les féconder là où elles sont. »

Malgré sa fragilité, sœur Gisèle  a servi dans sa Communauté, dans les séminaires au Canada et aux États-Unis, dans les presbytères.  Elle n’a pas fait de choses grandes, mais elle a fait de grandes choses. Une vie donnée à « Offrir et Servir »… Y a-t-il mission plus sublime ?  Chercher les rayons du soleil… sans changer de place… Gisèle a donné une valeur d’éternité à tous ces petits gestes parce qu’elle a su s’appuyer sur le Seigneur son Rocher.

Sois bénie éternellement sœur Gisèle, et merci pour ton éloquent témoignage. Tu peux maintenant reposer en paix et prendre toute la place qui te revient en compagnie des saintes et des saints. Nous nous souviendrons de toi.

SS. Antoniennes de Marie
Le 3 mai 2019