École Apostolique 1918-2018

1918-2018 L’ÉCOLE APOSTOLIQUE devient l’ÉcolACTion

En 1918, les Sœurs Antoniennes de Marie de Chicoutimi réalisèrent le rêve de leur fondateur, l’abbé Elzéar DeLamarre, en prenant en charge les classes préparatoires au Séminaire. Dès septembre de cette même année, les sœurs instauraient quelques classes dans leur couvent. Ce fut l’origine de l’École Apostolique de Chicoutimi, seule école primaire privée d’enseignement religieux catholique dans la région.

Jusqu’en 1938, les prêtres du Séminaire assumèrent la direction de l’école. Le 14 mars de cette même année, l’établissement devint la propriété des Sœurs Antoniennes et en décembre, on l’aménagea dans la nouvelle construction sur la rue Jacques-Cartier (anciennement boulevard St-Michel) à Chicoutimi.

Réservée exclusivement aux garçons depuis sa fondation, l’École Apostolique ouvrit ses portes aux filles en 1969.

Puisque seulement quelques religieuses antoniennes étaient nommées à l’École Apostolique, l’apport des laïcs devint essentiel. Les activités physiques sont confiées aux hommes. En 1938, Monsieur Henri Néron est instructeur de la milice. Quant à l’enseignement, c’est en 1972 que l’on débute avec Madame Gabrielle Thériault. Entre 1974 et 1997, soulignons la participation de quelques enseignantes des communautés religieuses présentes dans la région, soit : 4 religieuses des Sœurs du Bon-Pasteur (s.c.i.m.), 2 religieuses des Sœurs du Bon-Conseil (n.d.b.c.) et 2 religieuses des Petites Franciscaines de Marie (p.f.m.). C’est ainsi qu’il nous a été donné de maintenir, tout en innovant, un haut standard d’éducation. De plus en plus de laïcs, de moins en moins de religieuses, la direction de l’école ne pouvant plus être assurée par une antonienne, notre discernement s’enclenche : devons-nous mettre fin à l’institution, ou devons-nous tout faire pour assurer la pérennité de l’œuvre?

C’est ainsi que la relève institutionnelle de l’école se fait en 2005, les Antoniennes de Marie passent le flambeau aux mains d’un conseil d’administration formé de parents, de membres de la communauté religieuse et d’employés. À partir de cette même année, l’école dispense l’éducation au préscolaire (maternelle), un service de garde et continue l’enseignement au primaire, de la première à la sixième année.

Depuis 2011, le conseil d’administration des Sœurs Antoniennes de Marie s’est engagé dans une période de réflexion et d’analyse. En considérant notre capacité de gestion à court et à moyen terme, nous devions assurer l’avenir de l’école, le CA avait la responsabilité de régler le dossier du bail de l’école, administré par la corporation laïque.

L’immeuble construit en 1938 et l’ajout d’une aile en 1954, les classes étaient trop petites pour la pédagogie actuelle. À l’utilisation et l’accès contraignant au gymnase pour les élèves, s’ajoutait le manque de locaux pour tenir différentes activités éducatives. Malheureusement, il nous fallait admettre qu’en gardant l’école dans notre maison, nous gênions son développement et l’augmentation de ses revenus. Comment assurer l’autonomie et la pérennité de cette institution centenaire?

Dès l’automne 2016, notre décision prise, nous leur avons annoncé que nous mettions fin au bail le 30 juin 2018. Nous reconnaissions que le moment était favorable pour nous de les aider à se relocaliser à court terme, étant donné le temps, l’énergie et le soutien financier que nous pouvions présentement leur accorder et ainsi les accompagner dans leurs démarches.

En donnant le maximum de chance à l’école d’assurer son avenir, ces derniers, contraint à « quitter le nid » pour qu’ils se relocalisent et deviennent autonomes financièrement, le CA de la corporation laïque s’est mobilisé en cherchant des opportunités et des solutions novatrices leur permettant d’augmenter leur clientèle et leurs revenus.

Dès lors, une chose était sûre, il était très important pour les Antoniennes que, peu importe ce que l’école déciderait de faire, cela resterait leur choix et leur décision.

Ils se sont « retroussés les manches » et se sont pris en main. Avec générosité et compétence, ils ont trouvé le moyen d’implanter leur école, dans un nouveau lieu, avec un nouveau nom, « ÉcolACTion », selon leurs visions, leurs couleurs et leurs priorités. Depuis septembre 2018, ils sont annexés au Séminaire de Chicoutimi.

Les Antoniennes sont vraiment fières du résultat. Elles reconnaissent l’incroyable somme de travail, d’énergie, de temps et de compétences qui ont été fournis par chacun de ses parents, membres du Conseil exécutif (CE) dans ce dossier permettant ainsi la réalisation de ce grand défi de relocaliser l’école avec succès.

Que les fruits des efforts conjugués de part et d’autres soient le gage d’un avenir solide et durable.

Après avoir fait tout ce qui était possible de notre côté, à partir de maintenant, il ne nous reste qu’à confier au Seigneur « leur avenir » !

21 janvier 2019