Bulletin de janvier 2010
2010-01-05

Volume 8 - Numéro 1
Que l’Année nouvelle livre à vous, lecteurs et lectrices, ses dons les meilleurs! C’est non sans raison que l’on pense: “Encore une année qui s’engouffre dans le passé, et la nouvelle n’arrive que pour s’écouler et disparaître plus rapidement...(“Les ans passent vite, et le sentier où je marche, je ne le verrai plus, s’écriait Job.” ...plus on avance dans la vie, plus le vol du temps se fait rapide.”) Ces réflexions furent le début du 1er article du Messager de Saint-Antoine publié par l’abbé DeLamarre, en janvier 1898. Si elles furent pertinentes en son temps, à quel point le sont-elles encore de nos jours où le temps fuit avec tant de rapidité, une décennie déjà. Il échappe à plus d’un!
Certes, la vie moderne n’est pas faite pour attendre. Cependant il faut du temps. À chacun donc revient le soin de prendre le temps, celui que Dieu tend, le temps où il fait grâce à la terre... Pour l’abbé DeLamarre, il y eut plus que le temps d’une existence très remplie au service de Dieu et des âmes. Il y eut le rayonnement spirituel de son âme de prêtre. Et c’est cette caractéristique personnelle qui se laisse voir dans l’ensemble des oeuvres nombreuses dont il a été l’auteur, plus particulièrement dans celle du Messager de Saint-Antoine, son oeuvre capitale! Il pourra ainsi s’acquitter de la mission confiée: celle de propager la dévotion au saint de Padoue et il y mettra tout son zèle. Fort de l’appui de l’Autorité, il n’hésitera point à répondre à tous ses impératifs.
“La dévotion de l’abbé DeLamarre à Saint Antoine de Padoue, dévotion tendre, populaire, pleine d’abandon et de confiance illimitée dans sa puissante intercession, date certainement du pèlerinage qu’il fit au temps de ses études à Rome, au tombeau du saint, à Padoue. Il revint de ce pèlerinage vivement impressionné.” ( Mgr Lapointe, Le Messager, décembre 1931 ) 

Comme il avait fait la promesse de la propager, après avoir obtenue la faveur sollicitée (Vol. 7 no 1), il publia d’abord quelques feuilles de propagande qu’il eut à signer sur l’ordre de Mgr Labrecque, et ce, malgré sa volonté hésitante. Le succès qu’elles eurent fut loin de ses attentes et de son mérite. “Cependant, de toutes parts arrivaient à M. DeLamarre des lettres lui demandant de publier les annales de la Dévotion à saint Antoine. Le digne prêtre se crut lié par sa promesse et tenu à prendre ce nouveau moyen de faire connaître et aimer saint Antoine. L’évêque de Chicoutimi lui permit de commencer cette oeuvre - la publication du Messager de Saint Antoine - en dépit de ses fonctions de préfet des études et de professeur de théologie au Séminaire de Chicoutimi, et d’aumônier à l’Hôtel-Dieu.” (P. Hugolin, o.f.m. (1911) Saint Antoine de Padoue et les Canadiens -Français)
APPROBATION
À M. le Directeur du MESSAGER DE SAINT-ANTOINE
Cher Monsieur,
            J’approuve volontiers et bénis de tout coeur le “MESSAGER DE SAINT-ANTOINE”. Il a sa place marquée d’avance parmi les revues pieuses du pays. Je lui souhaite plein succès. Qu’il publie au loin les faveurs obtenues par l’intercession du glorieux thaumaturge de Padoue, et propage de plus en plus une dévotion si chère au peuple chrétien et si féconde en fruits de charité et de salut!
Agréez, cher Monsieur, l’assurance de mon sincère attachement.
 
Evêché de Chicoutimi                                                                                          +  Michel Thomas,
le 21 mai 1895                                                                                                      Evêché de Chicoutimi
 
“ Nous le répétons, notre désir en le fondant, a été d’offrir un aliment à la piété populaire envers le thaumaturge de Padoue et de diriger cette piété dans la mesure de nos forces, afin qu’elle ne s’égare pas.   (Le Messager, Juin 1909)
Selon la pensée de l’abbé DeLamarre, le Messager avait pour but la propagation de la dévotion à Saint Antoine et celui de faire connaître l’Oeuvre de St-Antoine, laquelle débuta par l’Oeuvre du Pain et par l’Orphelinat en 1894. “Oeuvre téméraire, qui a surtout comme base la foi et la patience, et qui, sensiblement, devient la pierre d’angle de multiples oeuvres d’un même fondateur, et le “Messager” qui va parler pour lui dans des milliers de foyers et agrandir ainsi le champ de son apostolat. (A.-M. de Launière-D. dans Évocations et Témoignages, p. 198) En soi, tout recours à l’intercession du Saint de Padoue, après une faveur obtenue, était suivi généralement d’une offrande pour le Pain des Pauvres. Le “Pain des Pauvres”, une oeuvre qui surgit miraculeusement aussitôt après la mort de saint Antoine, le 13 juin 1231, et qui se répandit à travers toute l’Europe.

“Sous l’extérieur assez apparent, d’un marché avec S. Antoine, il y a un acte de foi et un recours à Dieu qui place pour ainsi dire dans l’ordre surnaturel ce marché nouveau genre.” (Le Message, juin 1917) 

Mgr Labrecque en établissant l’Oeuvre du Pain voulut adresser lui-même la première requête et faire la première promesse de pain à S. Antoine. Et lorsque peu de jours après, il eut obtenu la faveur qu’il sollicitait, il s’empressa de s’acquitter, donnant à l’Oeuvre du Pain la large aumône qu’il avait promise en l’honneur du Thaumaturge.”   (Messager, juillet 1917)

 

 

“...et si aujourd’hui les pauvres trouvent du pain ce n’est pas parce que saint Antoine dépouille qui que ce soit pour eux; mais par un effet de son influence, le riche donne, et en donnant reçoit plus qu’il ne donne...“...il faut compter Dieu pour quelque chose en ce monde. La prière secondée par l’aumône est puissante auprès de Lui et saint Antoine se plaît à obtenir pour ses serviteurs les faveurs qu’ils demandent...” mentionne-t-il dans les bulletins d’avril et de septembre 1896.
 
Tout en sauvegardant le but premier, l’abbé DeLamarre eut soin de varier les thèmes à diffuser, et tel il apparaît encore aujourd’hui. À bien le considérer, il défie le temps, s’en montre indépendant tant il se garde vivant. La rédaction ordonnée de ses articles témoigne d’un souci peu commun de faire vivre l’esprit évangélique à toute personne de bonne volonté, et ce, au coeur de situations différentes, non moins instantes celles qui sont de ce temps actuel. Il mène donc sa vie plus loin certes que son fondateur aurait pu le soupçonner...De plus, voici ce que livre la chronique de décembre 1931, il n’y a pas lieu certes de penser que sa tenue ait subi les outrages du temps:

“Le “Messager” avec des améliorations appréciées, a pris vraiment belle allure, tout en gardant son caractère originel. C’est certainement l’une de nos revues pieuses les plus rédigées et les plus populaires. Si l’on veut se rendre compte du bien opéré dans les âmes par ce bulletin depuis sa fondation, on n’a qu’à parcourir sa série d’articles pieux, si variés et d’une si haute inspiration, surtout à consulter la longue liste publiée dans chaque numéro de “faveurs obtenues”, “d’actions de grâces” et “d’offrandes” en témoignage de reconnaissance, affluant de partout, de tous les points du Canada et des États-Unis...”

De toute évidence, la publication continue du Messager, de 1895 à ce jour, offre des pages prestigieuses, d’une grande valeur historique, tout à l’honneur de celui qui en a été l’instigateur. Par cette publication, la dévotion à saint Antoine s’est implantée dans toute l’Amérique, la vie chrétienne d’un chacun s’est trouvée soutenue et la bonne information diffusée à tout vent et en tout lieu. En conséquence, rendre grâce “au Seigneur d’avoir suscité au pays du Saguenay un prêtre selon son coeur dans la personne de l’abbé DeLamarre, demeure un devoir des plus propice à tout bénéficiaire de sa protection.
 
RUMEUR BIENFAISANTE

-   Au cours d’une lettre, une dame s’exprime ainsi: Permettez-moi de vous faire cette offrande pour la cause de ce bon saint prêtre Elzéar, que je prie. Ce saint homme a vu grand, il a prié, médité, parfois il a souffert, en un mot il a accompli la volonté du Très-Haut. ( G. D. Québec)
 
-   Un prêtre se dit marqué par la devise de l’abbé DeLamarre et affirme qu’il la garde avec ferveur dans sa mémoire. ( B. P. Chicoutimi)
 
-   Lors d’un séjour à l’Ermitage, j’ai eu le temps, le loisir, même la grâce de me familiariser avec le domaine et son fondateur par le musée et par la lecture de la biographie et de la spiritualité de ce prêtre. Merci de m’avoir donné la possibilité de le connaître. ( G. H. Joliette, QC)
 
-   J’ai été heureuse de faire votre rencontre à l’Ermitage, l’endroit est reposant. J’aimerais recevoir un exemplaire de votre Bulletin d’information. Une deuxième missive, accompagnée d’une offrande, marque tout l’intérêt apporté à lire le Bulletin. (N. O. Rivière-Bleue, QC)
 
Prière pour une demande de faveurs
 
Seigneur Jésus, Toi qui as dit: “demandez et vous recevrez”, nous te prions de glorifier sur cette terre ton fidèle Serviteur Elzéar DeLamarre. Prêtre selon ton coeur, il a su mettre en valeur son Sacerdoce, ses dons naturels et spirituels pour le bien des âmes, des pauvres et des orphelines. Accorde-nous, nous t’en supplions, la grâce que nous sollicitons par son intercession... Amen!

Colette Gagnon, a.m.                                                                                                         Janvier 2010 


Avec l’approbation de l’Ordinaire de Chicoutimi
Prière de communiquer le récit des faveurs obtenues à
:


La Cause Elzéar DeLamarre
Les Antoniennes de Marie
927 rue Jacques-Cartier Est
Chicoutimi QC G7H 2A3

Site internet:
www.soeursantoniennes.org
Courriel: causeEDL@soeursantoniennes.org

- Dépôt légal - Bibliothèque du Québec, 2010
- Dépôt légal - Bibliothèque du Canada, 2010

ISSN 1705-4133

 


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