Bulletin de juin 2009
2009-05-29

Volume 7 - Numéro 2
 
À vous tous, lecteurs et lectrices, surabondance des bienfaits et des joies de l’été vous est souhaitée! C’est donc que Mai a réussi à se frayer un chemin dans la succession des mois et à accomplir le meilleur de sa course. Celui de Juin offrira sans doute une occasion merveilleuse d’admirer la nature qui lentement revêt sa parure, dispense soleil et ondées car tout recommence. Si par bonheur, on vit à la campagne ou encore on voyage un peu, on s’émerveille davantage. Ce monde naturel est si indispensable à notre joie de vivre. Il convient de prendre tout le temps libre pour le contempler et, avec l’énergie qu’il dégage, chacun peut donc s’adonner aux activités de son choix et suivre la pente de son coeur; une bonne lecture par exemple et pourquoi pas celle d’un nouveau numéro du Bulletin...Tout chose enfin, pour faire oublier les pressions gênantes et les obligations régulières du quotidien.
 
2009! À celle qui a le précieux avantage d’avoir accès aux documents d’archives, cette année donne l’occasion d’évoquer un événement qui s’est avéré décisif dans la vie du Serviteur de Dieu en 1909. Fatigué et épuisé, note la chronique, par ses années d’enseignement et d’activités diverses, il est appelé à se retirer à l’Hôtel-Dieu pour ne s’occuper que de son Messager et de l’Orphelinat toujours soutenu par l’Oeuvre du Pain de Saint-Antoine. Il ira de l’avant car sa source d’inspiration est en Dieu, et suivra sa devise: “pour Dieu, en Dieu, avec Dieu.”
 
"...Il n’a voulu que servir. Tout ce qu’il y avait en lui de puissances aimantes et fraternelles, il a voulu les mettre au service d’autrui." (DRAGON A. p.47)
 
«Il est difficile de dire jusqu’où a pu s’étendre l’influence de cette activité féconde dans tant de domaines divers; mais ce dont on ne peut douter, c’est que l’action exercée par Monsieur l’abbé DeLamarre au Séminaire de Chicoutimi ait été hautement éducatrice et fertile en résultats heureux et durables. Ce n’est pas en vain que durant dix-huit ans un homme de cette valeur morale, si éminemment intellectuel, si parfaitement prêtre, si actif, a été mêlé à toute la vie intime d’un collège et lui a consacré toutes les ressources de son zèle et de son énergie...»  (TREMBLAY. L. p. 190)
 
Donc, après avoir rempli d’une manière peu commune des fonctions qui ont démontré son sens inné de l’action, accompagné d’une extrême bonté de coeur et d’un don de soi sans retour ni complication, force lui fut de quitter son cher Séminaire.   
 
“L’année 1909 marque un tournant important dans la vie de M. DeLamarre. Il quitte le séminaire et va s’installer à l’Hôtel-Dieu où sont établies les oeuvres qui l’accaparent de plus en plus; l’été, il transporte au Lac Bouchette le centre de ses activités. Les études spéciales qu’il a faites à Rome ne sont plus exploitées au profit de quelques élèves dans l’enclos fermé d’une classe; elles lui permettent de livrer aux milliers de pèlerins et aux lecteurs du Messager une doctrine théologique sûre. La transition s’est opérée lentement et comme malgré lui.” (DRAGON, Antonio (1974) p. 130-131)
                       
“Au Séminaire: M. Delamarre y a passé dix-huit ans. Si les circonstances, si l’abondance de ses talents ne l’avaient pas attiré à se produire ailleurs, il aurait pu vivre et mourir au service des jeunes qu’il aima de tout son coeur. Il avait toutes les qualités pour devenir, comme on disait autrefois, un <pilier de séminaire>: la compétence, un jugement sûr, une grande souplesse d’adaptation aux différents tempéraments, un sens inné d’administrateur. Surtout sa patience était telle que ceux qui le faisaient souffrir ne se doutaient même pas de la peine qu’ils lui causaient... (Idem, p. 43)
 
“...Dans une aile de l’Hôtel-Dieu, du côté de l’Évêché, depuis 1909 il avait en permanence un appartement assez vaste comprenant rez-de-chaussée et premier étage.”...
 
Pour faire suite à ce que le Bulletin précédent, vol 7 no 1, relatait au sujet de la suggestion de Mlle Félicité Angers (Laure Conan) d’établir l’Oeuvre du Pain de Saint-Antoine afin de pourvoir aux besoins de l’Orphelinat de l’Hôtel-Dieu, voici un extrait d’une lettre datée du mois d’août 1902. À l’interpellation du Secrétaire de la Province qui objectait, (il s’agissait d’une subvention) “...C’est un fort montant que je me trouve à enlever aux écoles pauvres...” l’abbé DeLamarre n’hésita pas à se porter défenseur de l’Oeuvre. Il faut se rappeler qu’à l’époque, l’État n’accordait que peu ou très peu de subsides destinés aux pauvres et aux orphelins, la générosité des âmes bien nées devaient y pourvoir et combien admirablement.
 
“...Permettez-moi de vous faire remarquer qu’il n’y a pas d’écoles plus pauvres dans le sens du mot le plus vrai que l’école de l’Orphelinat ou 75 enfants sur 106 (que nous logeons actuellement) sont absolument dénués de toute ressource, de tout moyen même de subsistance. J’ai bien regretté l’automne dernier d’avoir été absent de Chicoutimi, lorsque vous êtes passé et que vous êtes même venu pour me voir. Je vous aurais montré l’Orphelinat, les 120 orphelines qui annuellement s’élèvent, s’instruisent et se forment, ici, aux travaux du ménage, et il me semble que vous auriez vu là, non pas une oeuvre charitable d’initiative privée, qui pourrait tout aussi bien ne pas exister; mais une oeuvre nécessaire qu’il faudrait absolument établir si elle n’existait pas...” (E.DeLamarre, ptre)  
 
Peu de temps après avoir été nommé chapelain des Hospitalières, l’abbé DeLamarre demanda d’installer une statue de saint Antoine sur la façade de l’Hôpital. Les religieuses alors trop pauvres, lui avouèrent leur manque d’argent pour acheter une statue.“Saint Antoine vous en trouvera”leur répondit-il. Dès qu’il fut informé de leur misère, il s’empressa de leur venir en aide et à sa mort, elles s’empressèrent de révéler qu’elles perdaient un de leur plus grand bienfaiteur. De fait, après l’installation de la statue du bon St- Antoine, au sommet de la tourelle de l’Hôtel-Dieu, laquelle dominait tous les environs, il ne se cacha pas d’écrire que c’est un peu par motif intéressé que nous lui avons rendu cet honneur. Pour dire mieux, il avoue en avoir deux: rendre grâce à saint Antoine des secours qu’il a accordés, et l’intéresser fortement à l’Orphelinat engageant sa réputation de “trouveur”.
 
 
“...; dernièrement, il trouva des Ministres du Gouvernement assez bien disposés pour voter, malgré de sérieux obstacles, une somme annuelle de deux cents piastres que nous avons acceptée avec reconnaissance, en attendant les trois cents complémentaires qui formeront les cinq cents demandés. Nous remercions ces honorables Messieurs, et particulièrement l’honorable Premier, l’honorable Secrétaire de la Province, et M. Petit, notre député, de leur efficace sympathie envers notre oeuvre qu’ils apprécient et qu’ils aiment. Eh! qui n’aimerait pas notre orphelinat?...” (Messager, mai 1903, No 12)
 
RUMEUR BIENFAISANTE
 
-   Une religieuse affirme avoir appris à admirer et à aimer le fondateur l’abbé Elzéar DeLamarre qu’elle croyait connaître mais, quelle découverte ce fut pour elle en parcourant les Bulletins de la Cause! “Je les goûte et les fais connaître dans mon milieu.” ( M. D. Chicoutimi )
-  Ce simple mot: “Merci de penser à moi pour votre revue sur l’abbé DeLamarre” traduit la vénération à l’égard de ce prêtre dont l’intensité de l’amour de Dieu et l’ardeur à faire le bien furent remarquables. ( I. G. Jonquière) 
-   Plusieurs personnes sollicitent des faveurs par l’intercession de l’abbé DeLamarre: guérison d’un frère malade - réussite d’un projet 
-   Document à retrouver. 
 
Prière pour une demande de faveurs
 
Seigneur Jésus, Toi qui as dit: “demandez et vous recevrez”, nous te prions de glorifier sur cette terre ton fidèle Serviteur Elzéar DeLamarre. Prêtre selon ton coeur, il a su mettre en valeur son Sacerdoce, ses dons naturels et spirituels pour le bien des âmes, des pauvres et des orphelins. Accorde-nous, nous t’en supplions, la grâce que nous sollicitons par son intercession... Amen!
 
Colette Gagnon, a.m.                                                                                                                         Juin 2009


Avec l’approbation de l’Ordinaire de Chicoutimi
Prière de communiquer le récit des faveurs obtenues à
:


La Cause Elzéar DeLamarre
Les Antoniennes de Marie
927 rue Jacques-Cartier Est
Chicoutimi QC G7H 2A3

Site internet: www.soeursantoniennes.org
Courrier: causeEDL@soeursantoniennes.org

- Dépôt légal - Bibliothèque du Québec, 2009
- Dépôt légal - Bibliothèque du Canada, 2009

ISSN 1705-4141


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