Bulletin de juin 2008
2008-06-30

Volume 6 Numéro 2
 
À tous nos lecteurs et lectrices, Paix! Joie!
 
Dans le silence de l’hiver, il a été bénéfique, après un temps d’activités intenses de cette année centenaire, d’écouter les rappels du passé. Lentement le site de l’Ermitage a repris son rythme de programmation non dépourvu d’intérêt puisqu’il s’agit de la continuité de l’événement remarquable que fut le centenaire. Le clocher du sanctuaire continue à nous inviter soit pour une prière tranquille ou une célébration à large déploiement. Du haut du ciel, l’abbé DeLamarre en perçoit tous les échos. Sa puissante intercession auprès de Dieu pour toute faveur sollicitée ne restera pas sans effet. Chaque pèlerin est invité à prier le fondateur du sanctuaire avec une grande confiance.
 
 “...Les vieilles chroniques de notre Sanctuaire ne manquent pas de représenter le fondateur de notre pèlerinage comme un prêtre très pieux, comme un homme du bon Dieu.” (Messager, avril 1957) “...Ce sanctuaire primitif, auquel s’est ajouté plus tard une chapelle plus spacieuse dédiée à Notre-Dame de Lourdes, a subsisté jusqu’à aujourd’hui; et malgré la beauté et la majesté des constructions nouvelles il demeure la grande attraction, chère aux “anciens”, où l’on va plus facilement se recueillir et prier au tombeau du fondateur...” (Messager, mai 1957)
 
Le Congrès Eucharistique International 2008 nous invite à réfléchir et à réaliser jusqu’à quel point l’abbé Delamarre vouait une grande vénération au sacrement de l’Eucharistie. Nous ne savons pas ce qu’étaient ses colloques avec le Dieu de l’Eucharistie mais nous pouvons les supposer. Le récit de sa vie et de ses activités, son ardent amour pour l’Eucharistie invitent à penser qu’il s’est appliqué de tout son coeur à vivre le grand Mystère de la foi. Son agir concret fut en rapport avec le “Dieu mystérieux, trois fois saint” auquel il croyait. Dès le début, il fit ériger une petite chapelle dans laquelle il inscrivit pour toujours sa touche personnelle. Cette chapelle est rapidement devenue le lieu préféré de ses confidences avec le Seigneur et l’âme de son Ermitage. Là,  il a aimé, il a prié, il a contemplé. Il affirmait un jour ses convictions en ces termes:“...La présence réelle quel mystère, quel abîme insondable d’amour. Quelle merveille...” “...L’Eucharistie est le centre, le foyer de toute vie surnaturelle...” 
 
D’ailleurs, continuellement orienté vers Dieu par l’intelligence et le coeur, l’abbé Delamarre savait trouver comme le dit si bien St Bernard, “le temps de se consacrer amoureusement à l’indicible beauté du mystère divin”.  Très tôt, la cloche appelait les gens des alentours à la prière matinale ou encore à la messe qu’il célébrait chaque jour. Mais la petite chapelle devint rapidement trop petite pour accueillir autant de monde. C’est alors qu’il fit construire la chapelle dédiée à Notre-Dame de Lourdes.
 
Comme sa demeure était adossée à ce haut lieu, il y avait accès à son gré. Au cours de ses moments privilégiés, il a approfondi la parole du Maître: “De même que le Christ a donné sa vie pour nous, de même devons-nous donner notre vie pour nos frères.”  Cette parole fut pour lui une lumière qui éclairait ses oeuvres caritatives pour lesquelles il ne ménageait ni son temps, ni son dévouement, ni sa largesse et ce, au milieu de lourdes responsabilités et de soucis. Sa grande charité le pressait de se faire tout à tous. Son ardent amour de Dieu livre le secret du merveilleux résultat de toutes ses oeuvres. C’est par cette ardeur qu’il a donné le ton spirituel à ce milieu, refuge béni pour plus d’un pèlerin de son temps. La correspondance également occupait une bonne partie de ses temps libres. Volontiers, il prenait sur ses heures de sommeil pour répondre à de nombreuses lettres. “J’entre dans ma fournaise pour la journée et quand je sors le soir à 11 heures, je suis fondu” avoua-t-il un jour dans une lettre adressée à Monsieur Huot. (1924)
 
Un de ses confrères écrivait ce passage, que l’on retrouve dans un numéro du Messager 1929: “Sa piété envers Dieu et ses saints s’exprimait volontiers par des manifestations d’art. Il aimait la beauté des temples, leur ornementation par la peinture et la sculpture...Les cérémonies du culte le ravissaient. Les ornements sacerdotaux, les vases sacrés n’étaient jamais trop riches ni trop précieux à ses yeux.” 
 
“Monsieur Delamarre avait immensément le culte de Dieu. Non seulement, en prêtre consciencieux, il célébrait
à l’autel les mystères divins avec une piété angélique, mais il s’ingéniait à embellir les lieux de culte.” (Laurent
Tremblay, 1979, 33) Et encore: Il faut faire pour le Dieu de nos tabernacles un triomphe sans égal.
(Messager, mars 1910)

En 1910, lors du Congrès Eucharistique, l’abbé Delamarre écrivait: “Le Congrès Eucharistique sera l’une des plus imposantes manifestation de foi et d’amour envers Jésus Hostie qui ne se soient jamais vues; là surtout se fait l’effort pour pénétrer jusqu’à la moelle de ses os notre peuple d’amour envers l’Eucharistie. Jamais roi de ce monde n’a été fêté, acclamé, glorifié nulle part comme le sera au Congrès, le Dieu de l’Eucharistie.” ( Messager, Septembre 1910)

“Les gens parlaient de lui... Nous savions qu’il priait beaucoup dans sa petite chapelle devant nous et souvent seul, en se promenant dans les bois.” (Archives Dragon)   “Comme il était beau à voir quand il priait en nous accompagnant à la grotte.” Il aimait la beauté des temples, leur ornementation par la peinture et la sculpture.” 

“...Tous les témoins oculaires qui l’ont connu de près ou simplement croisé, rencontré, approché sont unanimes dans leurs souvenirs. Ce qui les a surtout impressionnés dans cet inoubliable personnage c’est sa façon de s’adonner à la prière. Selon eux, il priait pendant de longues heures, le jour comme la nuit. Il priait fréquemment d’une prière solitaire comme les moines du désert et les grands ermites de l’histoire. Il priait d’une prière recueillie, tout imprégnée de la présence de Dieu, en se laissant aller à ses élans intérieurs...” ( Au service du Royaume, L. T. p. 86)
 
Ces nombreuses citations laissent entendre avec quel respect et quelle admiration il s’acquittait de ce ministère: “Rendre présent le Seigneur Jésus” sous les humbles signes du pain et du vin.” “La vision d’être un jour ministre du Seigneur, de célébrer la sainte messe, de chanter les louanges de Dieu par la récitation du bréviaire...cela le faisait exalter de bonheur.” Rien n’était trop beau pour le Dieu dont il avait le devoir de faire honorer et vénérer en ce milieu de prédilection.. Tout ce qui est, tout ce qui se vit encore aujourd’hui offrent le souvenir de celui qui “...a travaillé à l’établissement du règne de Dieu...”à instaurer la dévotion à la Vierge de Lourdes et celle de St Antoine. “Quand il avait découvert les desseins secrets de Dieu plus rien ne pouvait le faire reculer”.
 
Il trouvait Dieu dans la nature, et son choix du lieu de prière, considéré comme le site le plus frappant par son originalité, il l’a exploité pour y favoriser le recueillement et le repos. Tel il le voulait, sans songer à ce qu’il deviendrait. Voici comment un auteur pouvait à sa manière en décrire l’aspect après quelques années d’existence. 
         
“Le regard émerveillé du passant s’y promène soudain sur un des plus beaux lacs de chez nous. Une langue de sable, bordée de bouleaux et couverte de buissons verts, s’avance dans ses eaux bleues, comme pour étancher sa soif. [...]Trois îlots baignant dans la nappe d’eau, à l’entrée d’une jolie rivière [...] une maisonnette très blanche, perdue dans la verdure, sur le flanc d’une colline, au fond du Lac Bouchette, que de la rive opposée, on prendrait, avec ses tourelles et clochetons, pour la miniature d’un des Châteaux de la Loire. (Saguenayensias, janvier-février 1961)
“...Le premier personnage de la paroisse c’est Jésus Christ. La préséance lui appartient, il a droit à la première place dans notre estime, nos préoccupations, nos affaires, nos affections, toute notre vie. Faites de lui votre ami de coeur, allez le consulter..” a t-il affirmé. (Messager, août 1920.) “Puisez à la divine source de grâce qu’est le tabernacle.” 
 
RUMEUR BIENFAISANTE
 
*       Des lecteurs assidus ont exprimé leur intérêt et leur appréciation pour le soin qui est apporté à faire connaître l’abbé Delamarre. Un don substantiel accompagnait leur témoignage.
 
*       L’agent de pastorale et le curé d’une paroisse de Québec se montrent intéressés à répandre dans leur milieu ce qui se publie au sujet du Serviteur de Dieu.

  
      Avec confiance, une fervente amante de l’abbé Delamarre l’a intercédé pour lui demander la guérison d’un malaise tenace en promettant de faire publier sa guérison. Maintenant elle se dit tr s heureuse, reconnaissante, et lui rend hommage pour ce grand bienfait accordé. (M. J. R. Chicoutimi)
 
 
      Par l’intercession de l’abbé Delamarre, une famille a recommandé la réussite d’une grave opération. Le tout s’est passé normalement et elle le remercie d’avoir été exaucée.

     
      Un prêtre du diocèse de Chicoutimi désire rendre hommage à l’abbé Delamarre pour une faveur obtenue du Seigneur par son intercession. (F. L.)
 
      En mettant toute sa confiance en l’abbé Delamarre, une dame l’a supplié de s’occuper de l’état de santé d’une personne ch re avec promesse de le faire connaître autour d’elle. Elle envoie un don pour aider sa cause de béatification et le remercier d’avoir été exaucée. (P. B. Jonquière)   
 
Colette Gagnon, a.m.                                                                                                              Juin 2008
 
 
 
 


Avec l’approbation de l’Ordinaire de Chicoutimi
Prière de communiquer le récit des faveurs obtenues à:


La Cause Elzéar DeLamarre
Les Antoniennes de Marie
927 rue Jacques-Cartier Est
Chicoutimi QC G7H 2A3

Site internet:
www.soeursantoniennes.org
Courrier: causeEDL@soeursantoniennes.org

- Dépôt légal - Bibliothèque du Québec, 2008
- Dépôt légal - Bibliothèque du Canada, 2008

ISSN 1705-4141

 

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